Frédéric Caton

Frédéric Caton basse     

Après une saison marquée par ses apparitions en Don Pedro (Béatrice et Bénédict de Berlioz) au Théâtre de la Monnaie et au Festival de Glyndebourne, sa participation à la production-évènement de Xerse (Cavalli) à l’Opéra de Lille, au Théâtre de Caen et au Teater an der Wien, ou encore son interprétation des rôles de Bartolo et Antonio (Le Nozze di Figaro de Mozart) lors d’une tournée française de 23 dates avec la Cooperative, Frédéric Caton retrouve cette saison saison 2016-2017 l’Opéra de Dijon, où il interprète le rôle de Plutone (L’Orfeo de Monteverdi), le Grand Théâtre de Limoges pour le rôle d’Arkel (Pelléas et Mélisande de Debussy), ou encore l’Orchestre Régional Avignon-Provence pour La Création (Haydn) et l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg, pour un enregistrement des Troyens (Berlioz).

Après avoir commencé ses études de chant au Conservatoire de Nice, Frédéric Caton rejoint le Centre de Musique Baroque de Versailles, puis l’Opéra National de Lyon, dont il intègre d’abord l’Atelier lyrique, puis la troupe. Pendant quatre ans, il y interprète de nombreux rôles tels que Colline (La Bohème), le Moine (Don Carlo), Sarastro et le Sprecher (Die Zauberflöte), Bartolo (Le Nozze di Figaro), Don Fernando (Fidelio)…

Dès lors, il collabore depuis de nombreuses années avec les Solistes de Lyon de Bernard Tétu : Petite Messe solennelle de Rossini à Venise, Requiem de Mozart aux nuits de Fourvières, Stabat Mater de Dvorak, de Haydn… Avec les Arts Florissants de William Christie, il est notamment Achis dans David et Jonathas à Aix-en-Provence, Edimburg, Caen, à Paris (Opéra-Comique) et à la Brooklyn Academy of Music de New York… Avec les Talens Lyriques, il a chanté dans le programme Mater Dolorosa à Ambronay, dans Platée à l’Opéra national du Rhin et dans Phaëton à l’Opéra de Lausanne… Il a aussi travaillé sous la baguette d’Emmanuelle Haïm dans Castor et Pollux où il fut Jupiter.

Frédéric Caton est régulièrement invité sur les scènes du monde entier et fréquente nombre de metteurs en scène et chefs d’orchestre, comme Kent Nagano, pour Werther à Vienne et à Londres, La Damnation de Faust à Francfort, Carmen à Tokyo, ou encore L’Amour des trois oranges au festival de Ravenne, une œuvre qu’il a interprétée récemment à Dijon sous la direction de Pascal Verrot. Il est présent au Festival de Salzbourg où il chante dans Pelléas et Mélisande, Katia Kabanova, Les Troyens et Le Nozze di Figaro (productions reprises à l’Opéra de Paris en 2005 et 2006). Il chante également au Concertgebouw d’Amsterdam dans L’Enfance du Christ de Berlioz et Saint François d’Assise de Messiaen, à la Monnaie de Bruxelles pour Alceste de Lully, Les Huguenots de Meyerbeer et Oedipe de Enescu, au Festival d’Edimbourg pour Saint François d’Assise de Messiaen, au Liceo de Barcelone pour Katia Kabanova, au Grand Téâtre de Genève pour Les Troyens, à l’Opéra d’Osaka dans Cendrillon de Massenet et à l’Opéra de Sakaï pour Roméo et Juliette de Gounod, avec l’Accademia Santa Cecilia à Rome et au Royal Albert Hall de Londres (Guillaume Tell, rôle de Melchtal), à Leipzig dans L’Enfance du Christ ou encore en Bulgarie (Les Bayadères de Catel).

Au cours de sa carrière, Frédéric Caton a été invité à l’Opéra National de Lyon, au Festival d’Aix-en-Provence et au Capitole de Toulouse, pour Le Nozze di Figaro ; à Angers-Nantes Opéra pour Les Dialogues des Carmélites, Pelléas et Mélisande, Traviata, Tosca, Jenufa, Mahagonny, Le Nez ; au Capitole et au Châtelet pour Gianni Schicchi et Medea ; au Téâtre Musical de Besançon pour Rigoletto (rôle de Sparafucile et Monterone) ; à l’Opéra de Marseille dans Carmen et Tosca ; ou encore à l’Opéra de St Etienne pour Traviata. Il est Kuno dans Der Freischütz à Limoges, Escamillo dans Carmen avec l’Orchestre Symphonique de Lyon – Villeurbanne. Il chante le Prince du Maroc et le Doge dans Le Marchand de Venise à l’Opéra de St Etienne. Enfin, l’Auditorium de Lyon l’accueille pour le Stabat Mater de Rossini.

Citons parmi les nombreux enregistrements auxquels il a pris part : L’Enfance du Christ avec la Chapelle Royale et Philippe Herreweghe (Harmonia Mundi) ; Huit scènes de Faust de Berlioz avec Yutaka Sado (Erato), Les Nocturnes de Mozart sous la direction de Gilles Tomé dans une très belle réalisation « Une soirée chez les Jacquins » (Zig Zag territoires). Avec Kent Nagano (Erato) : Werther de Massenet, La Damnation de Faust de Berlioz et Docteur Faustus de Busoni (récompensé par un Grammy Award). Dirigé par Antonio Pappano Guillaume Tell, rôle de Melchtal (EMI) ou encore l’enregistrement de Phaëton avec les Talens Lyriques (Aparté). Enfin, il est Christian dans la version cinématographique de Noces de Stravinski, réalisé par Philippe Béziat.