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Orchestre en tournée en corée du sud


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2009-2010 : Direction Pascal Rophé - Guitare Emmanuel Rossfelder

Opéra théâtre d'Avignon à 20h30 - Durée : 20 minutes

Direction Pascal Rophé -  Guitare Emmanuel Rossfelder
Direction : Pascal Rophé
Guitare : Emmanuel Rossfelder
Même si le XXème siècle musical fut frappé, de plein fouet par l'histoire – particulièrement accélérée avec la succession, de plus en plus précipitée, d'esthétiques novatrices –, il ne refusa pas radicalement l'espace géographique. La première partie de ce concert le prouve où, au-delà de l'ancrage dans l'espace méditerranéen, c'est la culture latine qui l'emporte. Ne dissimulons pas que, pendant la Seconde guerre mondiale, les régimes autoritaires firent un usage, pour le moins contestable, des notions de terroir et de terre nourricière. Aussi n'est-il pas étonnant que les avant-gardes musicales qui eurent vingt ans en 1945 (Berio, Boulez, Nono, Stockhausen …) aient tourné le dos à ces notions et aient préféré tracer – fut-ce avec véhémence – de nouvelles perspectives à l'histoire. Il n'en reste pas moins que, pour certains d'entre eux, à commencer par Luciano Berio qui chercha à élaborer un " folklore imaginaire ", la sève territoriale nourricière n'a jamais totalement cessé de couler. Et plus on se tourne vers des compositeurs moins radicaux, plus le parfum du territoire natal abonde.

.

Cet aspect est prégnant avec Joaquin Rodrigo (1902-) qui avait bénéficié de l'enseignement, à Paris, délivré par Paul Dukas, et du bienveillant regard que Manuel de Falla avait porté sur lui. Rentré en Espagne en 1939, juste après que la Guerre civile espagnole se fût achevé, Rodrigo composa ce Concerto d'Aranjuez qui, nostalgiquement tourné cette ville de Nouvelle Castille où trône un palais reconstruit au XVIIIe siècle, a connu un succès jamais démenti.
Quant à la Symphonie n°5, en si bémol majeur de Franz Schubert (1797-1828), elle exhale un natal parfum viennois et chante, avec une tendre mélancolie, l'attachement à un héritage culturel mozartien. Pas seulement pas la modeste instrumentation (sans clarinettes, sans trompettes et timbales) mais surtout par le clair discours musical, essentiellement dévolu aux instruments à cordes. À dix-neuf ans, Schubert prend doucement congé de Mozart...
Frank Langlois
Prix des places :
Catégorie1234
Plein tarif35302010
Groupes2820147
Jeunes171374
Joaquin Turina
La Oracion del torero

Nino Rota
"Canzona" per orchestra da camera

Joaquín Rodrigo
Concerto d’Aranjuez pour guitare et orchestre

Franz Schubert
Symphonie n°5 en si bémol majeur D.485
Conception / Réalisation : _expressiv™Copyright © Orchestre d‘Avignon - 2009