Direction Jérôme Pillement-Violon Laurent Korcia
Le Jeudi 06 Mai 2010 à 20h30 - Opéra Théâtre -
Durée : 20 min
Un fondateur et deux héritiers : ainsi pourrait s'intituler ce concert. Avec la Symphonie n°101, en ré majeur, dite L'horloge, Haydn réalise une de ses symphonies les plus abouties, presque un modèle du genre si cette expression ne désignait pas un objet statique et mort que, pétri de respect, on admire. Or le propre de génie de Haydn est que l'œuvre est élan et fruit d'une recherche jamais satisfaite.
Cette Symphonie n°101, en ré majeur a été écrite en vue du second séjour londonien que Haydn, alors admiré par toute l'Europe et premier musicien de son temps, accomplit en 1794-1795. La maîtrise de l'écriture est si considérable que les nombreuses et farouches audaces n'apparaissent pas comme excentriques mais comme la conséquence ultime d'un discours d'une puissance sans égale. Beethoven n'allait pas oublier la leçon...
Max Bruch (1838-1920) est une intéressante figure : il appartient à cette troisième génération de compositeurs romantiques qui ressentent le besoin de nourrir leur intuition avec les leçons du classicisme, notamment celles de Haydn. Composé en 1866, son Concerto pour violon n° 1, en sol mineur, ne dissimule pas sa dette envers ceux de Mendelssohn et de Brahms mais y ajoute une infinie générosité mélodique, une très attachante virtuosité et un sens de la forme évidemment emprunté au classicisme.
Dans son Adagio cantabile (1991) pour hautbois, cor anglais, percussions et cordes, Marcel Landowski (1915-1999) poursuit la leçon qu'il a tirée du classicisme : la mélodie prime car elle est au compositeur un outil pour structurer son travail et pour communiquer aisément avec ses auditeurs. Mais Marcel Landowski ne reprenait-il pas les leçons de vie que lui avait léguées son père, le réputé sculpteur Paul Landowski ?
Frank Langlois
Prix des places : | Catégorie | 1 | 2 | 3 | 4 |
| Plein tarif | 35 | 30 | 20 | 10 |
| Groupes | 28 | 20 | 14 | 7 |
| Jeunes | 17 | 13 | 7 | 4 |